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6/11/2009 |
| Musée de la Poterie Méditerranéenne | |
| Saint Quentin la Poterie |


Tags : artistes village art village des potiers village de garrigue garrigue Uzes Saint Quentin la poterie art poteries ceramistes
Catégorie : La garrigue méridionale


Nîmes Ville d'Art et d'Histoire
(Nimes en occitan provençal) est une ville du sud-est de la France, préfecture du département du Gard qui fait partie de la région administrative du Languedoc-Roussillon.
Située entre la mer Méditerranée et la montagne des Cévennes, sur l'axe très fréquenté Avignon/Arles/Marseille - Montpellier/Perpignan,peuplée de 144 092 habitants en 2006 (la barre des 150 000 doit être franchie en 2009-2010), la ville de Nîmes voit en période estivale sa population s'accroître de très nombreux touristes qui viennent visiter ses célèbres monuments romains.
Ses habitants sont appelés Nîmois, Nîmoises[1]. Son nom dérive du celtique Nemausus qui devint en occitan médiéval Nimes ou Nemze.
La fondation de Nîmes remonte à l'Antiquité. Ville à la fois romaine et hispanique, camarguaise et cévenole, provençale et languedocienne, fief protestanthistorique, elle s'enorgueillit d'une culture et d'une histoireparticulièrement riches et reste une ville à forte identité. Sesantiques racines et la pluralité des cultures ont inspiré l'écrivain Christian Liger, né à Nîmes, qui a écrit de la ville qu'elle est « Posée au carrefour de l'Histoire et des relations humaines ».
L'engouement de la population de l'hexagone pour le sud-est de la France et la desserte de la ville par des relations ferroviaires assurées par les TGV lui donnent un dynamisme nouveau et contribuent à ses récents essors démographique et économique.
Son riche patrimoine historique et culturel ainsi que lavalorisation du patrimoine et de l'architecture a permis à la ville d'obtenir le label de Ville d'Art et d'Histoire.
Préfecture du département du Gard, la ville de Nîmes se trouve dans l’étroite plaine du bas Languedoc qui s’étire du Rhône à l’Aude.Sa position avantageuse sur l’arc méditerranéen la met en proximité de villes importantes. À l’est, 27 kilomètres la séparent d'Arles, 95 kilomètres d’Aix-en-Provence et au sud-est, la métropole de Marseille n’est qu’à 110 kilomètres. Au nord-est, elle est distante de 40 kilomètres d'Avignon, de 65 kilomètres d’Orange et au nord, Lyon est à 250 kilomètres par le couloir rhôdanien. Au nord-ouest Alès n'est qu'a 40 kilomètres. Au sud-ouest, une distance de 50 kilomètres la sépare de Montpellier ; 84 kilomètres de Sète. Barcelone est distante de 380 km.
Ses coordonnées géographiques sont les suivantes : (Voir les plans et vues par satellite de Nîmes).
Assise au pied de collines formant des plateaux couverts de garrigue,l'altitude maximale sur celles au nord de la ville atteint 215 mètres(116 mètres en zone urbaine) et l'altitude minimale est de 21 mètres dans la plaine du Vistre (30 mètres en zone urbaine). Depuis sa position dominante sur la large vallée du Vistre et la plateau de la Costière, notamment au niveau de la fameuse Tour Magne, Nîmes embrasse le paysage sur un rayon de plus de 100 kilomètres.
En direction du midi, s’étalent tout d’abord la vallée fertile de la Vistrenque où coule le Vistre, ce petit cours d’eau qui descend des collines de Cabrières, puis le bas plateau des Costières :deux éléments géographiques qui constituent à la fois un grand couloir de circulation et un riche espace agricole grâce aux vignobles réputés où l'irrigation a permis de développer aussi vergers et maraîchages. Ce secteur comporte des villages importants qui soutiennent des densités de population assez élevées. Au-delà du bourrelet des Costières arrive le pays de l’eau, du sable et du sel, nature grandiose et sauvage de la petite Camargue qui s’achève par les salines. Le paysage s’ouvre alors sur le cordon littoral sablonneux baigné par les eaux de la mer Méditerranée où s’est développé l'ensemble touristique comprenant les villes d'Aigues-Mortes, du Grau-du-Roi et de Port Camargue.
Vers le Nord, en direction d’Alès (ville distante seulement de 45 kilomètres de la cité nîmoise) s’étagent successivement les paysages arides et calcaires des garrigues nîmoises, puis de la large plaine de la Gardonnenque, dominée par le mont Bouquet ( 631 m ) , où le Gard serpente et parfois perd ses eaux avant de croiser le pont qui porte son nom, prestigieux monument romain ( pont du Gard ). Au pied de la ville d’Alès, la chaîne montagneuse des Cévennes dresse ses premiers contreforts. La barrière du mont Lozère est parfaitement visible tout comme le mont Aigoual au nord ouest .
Au levant, le mont Ventoux du haut de ses 1912 mètres découpe la ligne d'horizon de sa masse imposante précédé au sud des montagnes de Luberon , des Alpilles , et , par temps clair, la montagne Sainte Victoire au loin . Au-delà du Rhône, qui trace les limites entre les départements du Gard et de Vaucluse et des régions Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d’Azur, la ville côtoie les cités d’Avignon (40 km au nord-est) et d’Arles (27 km au sud-est).
À l'ouest, sur la ligne d'horizon, le regard s'accroche en terre héraultaise, précédée de la Vaunage, sur la silhouette pitorresque du pic Saint Loup qui culmine du haut de ses 658 mètres d'altitude à vingt-cinq kilomètres au nord de Montpellier. Plus près, à environ vingt-cinq kilomètres, peu avant Lunel, notamment au niveau de Sommières, le Vidourle (petit cours d’eau dont la longueur ne dépasse pas 100 kilomètres mais sujet à des crues automnales violentes appelées Vidourlade) chevauche la limite entre les départements du Gard et de l’Hérault.
Les communes de Milhaud (continuité urbaine à l'ouest), La Calmette, La Rouvière, Gajan, Parignargues, Caveirac, Générac, Saint-Gilles, Caissargues (continuité urbaine au sud), Bouillargues, Rodilhan, Marguerittes ( continuité urbaine à l'est ) et Poulx sont limitrophes à la commune de Nîmes. Du sud ouest au nord est , laville s'étend sur plus de 10 km pour 2 à 3 km de largeur .
Nîmes est l'une des 79 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du Sud du Gard,elle en est la ville centre. Elle est également l'une des 41 communes du Pays Garrigues Costières par la Communauté d'agglomération de Nîmes Métropole.
La cité gardoise bénéficie d'un climat très doux. Cependant, la ville reste soumise à l'influence du Mistral dont les rafales peuvent dépasser les 100 kilomètres/heure et qui souffle une centaine de jours par an en moyenne dans la vallée du Rhône. Ce vent tend à relativiser les hivers doux.
L'influence méditerranéenne limite les précipitations et donne un été chaud ainsi qu'une aridité très marquée de la période estivale car sa peau reflète le soleil . Au contraire, l'automne est généralement la saison des perturbations orageuses méditerranéennes pouvant déverser des quantités d'eau remarquables en quelques heures.
Sa position topographique, au creux des collines de garrigues,retient parfois de fortes chaleurs (Les sept collines de Nîmes - qui topographiquement n'en constituent que trois - ont pour toponyme :Puech du Teil, Montaury, Mont Cavalier au sommet duquel trône la TourMagne, Canteduc, La Croix de Fer-Mont Duplan, Mont Margarot). Cettesituation explique les importantes chaleurs estivales et les fréquentes inondations (les plus dramatiques furent celles du 3 octobre 1988,deversant, en moyenne, 250 à plus de 420 mm en 6 heures sur les hauteurs de la ville et entrainant la mort de 10 personnes...).
Le tableau suivant donne la comparaison du climat nîmois avec la moyenne nationale et quelques villes représentatives
Ville ![]() | Ensoleillement ![]() | Pluie ![]() | Neige ![]() | Orage ![]() | Brouillard ![]() |
|---|---|---|---|---|---|
| Nîmes | 2 669 h/an | 762 mm/an | 3 j/an | 24 j/an | 11 j/an |
| Toulon | 2 899 h / an | 665 mm / an | 1 j / an | 23 j / an | 3 j / an |
| Paris | 1 797 h/an | 642 mm/an | 15 j/an | 19 j/an | 13 j/an |
| Strasbourg | 1 637 h/an | 610 mm/an | 30 j/an | 29 j/an | 65 j/an |
| Besançon | 1 872 h/an | 1 108 mm/an | 29 j/an | 28 j/an | 22 j/an |
| Moyenne nationale | 1 973 h/an | 770 mm/an | 14 j/an | 22 j/an | 40 j/an |
La moyenne des températures les plus basses de l'ensemble de l'année2007 est de 10,4 °C. La moyenne des températures les plus élevées decette même année 2007 est de 19,9°C. Les quatre mois de juin, juillet,août et septembre, toujours de l'année 2007 donnent une moyenne de28,5°C. En été des pics réguliers à plus de 35°C ne sont pasexceptionnels. Météo France a relevé la température là plus élevée à40,6 °C le 1er août 1947 (Sur la période 1971 - 2000).
| Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | Année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures moyennes (année 2007) °C | 5,7 | 6,8 | 10,1 | 13 | 16,8 | 20,8 | 23,6 | 22,9 | 19,7 | 14,6 | 9,8 | 6,5 | 14,2 |
| Précipitations (hauteur moyenne en mm, période 1971-2000) - Source: Météo France | 78 | 59 | 53 | 64 | 61 | 48 | 28 | 57 | 78 | 139 | 64 | 65 | 794 |
L’origine de la ville se perd dans une certaine obscurité. La légende veut que l’origine de la ville soit attribuée à Nemausus, un des fils d’Hercule héros éponyme de Nîmes. Étymologiquement Nemausus pourrait trouver son origine dans le mot celtique nem, qui signifie lieu consacré à la Religion et que l'on retrouve dans nemeto(n), enclos sacré, temple, suivi du suffixe gaulois -ausu. Strabon et Pline rapportent qu’une peuplade celte se serait établie dans cette région et aurait fondé l’antique capitale des Volques Arécomiques, qui devint maîtresse de vingt-quatre bourgs considérables.
La victoire remportée sur les Arvernes par Gnaeus Domitius Ahenobarbus et Quintus Fabius Maximus, en 121 av. J.-C.,décida du sort de la ville ; l’inquiétude que lui causaient ses voisinsturbulents l'engagea à s'offrir d'elle-même aux Romains et à se mettresous leur protection sans pour autant lui permettre d’échapper auxdévastations causées par l’irruption des Cimbres et des Teutons. La colonie fondée par Octave Auguste sous la direction de Marcus Vipsanius Agrippa ne fut définitivement organisée qu’en l’an 27 av. J.-C..
Vers la fin du IIIe siècle le christianisme ouvrit ses premières pages en 287 à Nîmes (saint Baudile). Au début du Ve siècle (407-408) une invasion des Vandales avec Crocus à leur tête, attirés en Italie par Stilicon, apporta son lot dévastations dans la colonie qui vit disparaître, entre autres, la basilique élevée en l’honneur de Plotine.
Connue sous le nom de Colonia Nemausa à l'époque romaine, Nîmes conserve de nombreux témoignages de la splendeur romaine et des largesses de l'empereur Auguste : comme les « Maison Carrée » et amphithéâtre pour citer les plus célèbres mais aussi portes, temples, tours et remparts ; sans oublier, à proximité, l'aqueduc et le pont du Gard - inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco - construit au premier siècle de l'ère chrétienne qui conduisait les eaux de la Fontaine d'Eure près d'Uzès au castellum(château d'eau) situé rue de la Lampèze. La ville possède également desédifices religieux, hôtels particuliers, places et musées prestigieux.
Il peut légitimement être considéré comme le mieux conservé au monde.





On notera cependant que, contrairement à Arles ou le pont du Gard, les monuments romains exceptionnels de Nîmes ne sont hélas toujours pas inscrits au patrimoine mondial de l' UNESCO...



LE CASTELLUM DISISORIUM
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Le Castekkul Divisorium
Situé Rue de la Lampèze, ce monument de forme cylindrique était lebassin de distribution des eaux amenées à Nîmes grâce à l'antiqueaqueduc de 49 Km et dont le Pont du Gard était le principal ouvrage.
Les trous à la base du Castellum, marquent l'emplacement des tuyaux deplomb qui distribuaient l'eau dans les différents quartiers de laville, thermes et fontaines. L'eau arrivait par une grande sectionrectangulaire, toujours visible à ce jour.
Point d'arrivée de l'aqueduc, le Castellum est l'un des nombreuxvestiges encore visibles entre Uzès et Nîmes : Le Pont de Bornègre, lesArches de Vers, les Tunnels de Sernahc et le Pont du Gard.
Lors d'une visite de la ville, la visite du Castellum s'impose par sa curiosité.

LES JARDINS ROMAINS DE LA FONTAINE

Les Jardins de laFontaine sont nés des travaux entrepris au XVIIIe siècle pour régulerle débit de la source Nemausa, dont l'eau était nécessaire auxindustriels nîmois du textile. Lors des travaux, des fouilles ont misau jour des vestiges riches et variés : sanctuaire, bains romains, unthéâtre antique (ce dernier existe toujours mais est fermé au public).C'est ainsi que naquit un superbe jardin grâce aux travaux menés parPhilippe Mareschal, ingénieur du Roi.
Ce dernier, a su réutilisé les vestiges en les insérant dans le projetde réalisation du jardin. La Nymphe centrale (symbole de la prospéritétextile nîmoise), les multiples canaux de régulation, le grand mur etson double escalier ou le canal du Quai de la Fontaine, sont desexemples de la réussite accomplie par Mareshal. Les Jardins de laFontaine sont décorés par de nombreux vases et statues provenant duChâteau de la Mosson à Montpellier.
La colline du jardin, parcourue par de multiples allées propices auxpromenades et à la détente, est plantée de nombreux pins, marronniersd'Inde et cèdres... Un site exceptionnel enrichi par la présence dedeux monuments romains, le Temple de Diane et la Tour Magne, ouverts au public et où une visite s'impose également.





Eglise Saint-Paul

Période : XIXe s. Site protégé Site classé monument historique Première église néo-romane en France construite en 1849 par Charles Questel.Décor peint d’inspiration byzantine par Hippolyte Flandrin. Visitelibre Horaires le samedi : 15h-18h Horaires le dimanche : 15h-18h
Grand Temple

Période : XVIIIe s. Site protégé Site inscrit à l'inventaire desmonuments historiques L’église des Dominicains est construite entre1714 et 1736 par l’architecte et sculpteur nîmois Jean Mauric. Elle estaffectée au culte réformé en 1792. Visite libre Horaires le samedi :14h30-18h00 Horaires le dimanche : 14h30-18h00.


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Catégorie : La garrigue méridionaleLe genre Tilia regroupe les tilleuls, des arbres sauvages et ornementaux dont les fleurs odorantes et les bractées sont utilisées en infusions apaisantes et calmantes. Les tilleuls appartiennent à la famille des Tiliaceae selon la classification classique, ou à celle des Malvaceae selon la classification phylogénétique.
Le mot français tilleul est issu du latin populaire *tiliolus, diminutif d'une probable forme masculine *tilius. Cette dernière forme est à l'origine de l'ancien français teil, encore utilisé dans diverses régions pour désigner l'arbre. Le latin classique *tilia désignait déjà le tilleul. Étymologiquement, *tilia proviendrait du grec *tilos, désignant la fibre, le liber du tilleul.
Les tilleuls sont des arbres à croissance rapide, pouvant atteindre 30 à 40 mètres de haut, aux branches assez largement étalées. Le tronc présente une écorce lisse, se gerçant avec l'âge. Les feuilles, caduques, sont simples, alternes, généralement en forme de cœur et à bord denté. Les fleurs sont hermaphrodites, à cinq sépales et cinq pétales libres de couleur blanc jaunâtre, avec de nombreuses étamines. Elles sont groupées en cymes bipares, chaque cyme ayant à sa base une bractée oblongue et translucide, de couleur jaunâtre. Les fruits sont des petites capsules sèches et globuleuses.
L'aubier est la partie du tronc constitué des cernes les plus récentes, contenant le xylème.Noël Chomel, médecin ordinaire du Roi et Professeur au Jardin Royal,écrivait en 1709, « la décoction du bois, surtout des jeunes branchesde deux ans soulage les hydropiques ».
Aujourd'hui, l'aubier de Tilia platyphyllos et celui de Tilia cordatasont considérés comme un draineur général qui intervient spécifiquementsur le foie et la vésicule biliaire. Il est utilisé sous formed'infusion, de teinture-mère ou d'extrait aqueux. C'est un cholérétique.Il permet ainsi une meilleure élimination des toxines organiques et desacides métaboliques perturbateurs. Son action hépato-tonique permet unemeilleure filtration des toxines présentes dans le sang et leurélimination dans l’intestin par la bile dont le volume et la diffusionsont augmentés. Il est considéré par le Professeur Jean Valnet comme un dissolvant spécifique de l'acide urique et un diurétique remarquable. C'est aussi un antispasmodique qui permet la dissipation des migraines. Il a, par ailleurs, une action sur les phénomènes d'hypertension.Enfin, les phytothérapeutes le donnent dans les cas de rhumatismesaigus, et notamment en cas de crise goutteuse, il rentre également dansla composition de certains régimes amaigrissants.
En gemmothérapie, il est recommandé d'utiliser les bourgeons tout juste débourrés du printemps, spécifiquement ceux de Tilia tomentosa. En effet, une dilution homéopathique du macérat glycériné de bourgeons soignerait de façon intense la ménopause (bouffées de chaleur) et serait un fort tranquillisant. Selon P. Andrianne, « lemacérat glycériné de tilleul s'indique dans tous les cas d'insomnie,spécialement chez les enfants. Remarquable draineur du système nerveux,il favorise le sommeil mais en augmente aussi la durée. Sa priserégulière contribue à détoxifier l'organisme, principalement du cholestérol et de l'acide urique, uricémie ». De manière plus subtile, il soignerait les problèmes de thyroïde, serait anti-inflammatoire et rentrerait dans certains régimes amaigrissant.
Le Docteur Bach, pour ses Elixirs floraux utilise le bourgeon deTilia tomentosa pour soigner les « Chagrins d'Amours que l'on croyaitéternels ».
Les tilleul à grandes feuilles et tilleul à petites feuilles représentent pour les abeilles un apport conséquent en nectar et en pollen aux mois de juin/juillet. Le miel de tilleul se récolte essentiellement en Roumanie. En France, on le récolte dans le bassin parisien dont Parisintra-muros et quelques terroirs des Pyrénées, des Alpes, du MassifCentral et du Jura. La sécrétion de nectar est plus importante partemps peu humide et assez chaud. Intense et trés rapide, la miellées'achève en quelques jours. De ce fait, sa production est capricieuse.Les nectars de Tilia oliveri, Tilia euchora, Tilia tomentosa et Tilia dasystila sont considérés comme toxiques pour les abeilles. Le tilleul ne produit pas de propolis.
Au mois de juillet, les abeilles ne se contentent pas de visiter le fond des corolles, elles récoltent également le miellat, produit par les puceronsse développant sur le feuillage dont ils ponctionnent la sève. Cettesève digérée, ils régurgitent le miellat brillant et collant sur lesfeuilles, véritable friandise pour les abeilles. En effet, aprèsl'avoir longuement léché, ce miellat est une fois de plus digéré,ventilé et stocké à l'instar du nectar.
Le miel de Tilleul peut soit rentrer dans la compositionpoly-florale du miel de forêt soit faire l'objet d'un miel mono-floral.Dans ce cas il est ambré-clair et prend, à l'état solide (cristallisation courte à longue), une teinte jaune plus ou moins sombre dont la granulation est moyenne. A l'état liquide, la présence de miellatfonce sa couleur. Au nez, son odeur mentholé caractéristique est forteet assez persistante. En bouche, l'arôme très puissant d'infusion detilleul et de mentholest souvent associé à une saveur balsamique et persistante. Il laisserégulièrement une légère amertume en fin de bouche. Sa conservation estbonne malgré sa teneur en eau parfois élevée. Le miel de tilleul estconseillé aux personnes nerveuses et insomniaques.Le Tilleul fait partie des 34 plantes médicinales légalement en vente libre en France.Les fleurs du tilleul commun renferment du mucilage, des huiles essentielles (38%, dont le farnésol) des tanins, des glucosides, des gommes, des sucres, du manganèse et de la vitamine C. En teinture-mère ainsi qu'en infusion, elles sont recommandées dans de nombreux cas de troubles nerveux (fatigue, crises d'angoisse, neurasthénie), de migraines, de grippe, et d’insomnies. Ces fleurs sont des anti-dépresseurs, des euphorisants et des sédatifs. Elles seraient également antispasmodiques, diaphorétiques et rendraient le sang plus fluide et favoriseraient sa circulation. À dose plus forte, l'infusion devient excitante et peut causer des insomnies. On a par contre surestimé les capacités du tilleul dans le traitement de véritables névroses ou même de l'épilepsie.
La forme la plus commune est l'infusion de fleurs sèches. En 1957,année de forte grippe en France, on infusa 500 tonnes de fleurs detilleul (20% de plus que la moyenne). Les bains calmants sont aussirecommandés. Étonnamment, en Europe, la tisane de tilleul ne seraitutilisée que depuis le XVIe siècle.
Le tilleul est connu pour ses inflorescences parfumées, dont on fait des infusions au goût agréable. Mais on peut également les ajouter aux salades estivales afin de les parfumer.
Récoltée lors du débourrage des bourgeons, la sève de tilleul peutêtre bue à l'instar de celle du bouleau. Il est possible d'en faire dusirop (opération fastidieuse compte tenu de la très faible quantité de saccharose présent dans cette sève). Pourtant il est mentionné dans certains ouvrages, l'existence de morceaux de sucre de Tilia ×europaea.
Les jeunes feuilles des tilleuls originaires d'Europe sontcomestibles crues. Elles sont légèrement mucilagineuses et ont un goûtagréable. Elle accompagnent aisément une salade. Ces feuillescontiennent des sucres intervertis, facilement assimilables, même parles diabétiques.
Les feuilles parvenues à leur maturité, une fois séchées,pulvérisées, tamisées, créent une farine verte très nutritive (riche enprotéines) qui fut utilisée en France lors de la Seconde Guerre mondiale.Un kilogramme de feuilles fraîches donne 300 grammes de farine. Mélée àdes farines communes, on en fait du pain ou de la bouillie.
Les feuilles séchées ont également été employées en lieu et place du thé.
Les fruits contiennent une huile grasse. Le chimiste français Missadécouvrit au XVIIIième siècle qu'en broyant et en malaxant les fruitsavec des fleurs de tilleul, on obtenait un produit dont l'arôme étaittrès proche de celui du chocolat. On tenta de commercialiser ce procédéen Prusse. Pourtant cet ersatz de chocolat fut abandonné car il se décompose trop rapidement.
Des fruits torréfiés, il a été fait un succédané du café.
On utilise l’écorce interne, appelée « teille » ou « tille », du tilleul pour confectionner de la ficelle et de la corde d’une grande qualité.
Le cordier utilise différents peignes aux dents plus ou moins longues et écartées (aussi appelés seran).Le plus grossier sert à débarrasser le chanvre des débris de bois(c'est le teillage), le plus fin sert à séparer les fibres en fils trèsfins (c'est le peignage).
Vient ensuite le filage.Pour cela, le cordier prend de la filasse qu'il tient dans un tablierautour de la taille. Après avoir fait une boucle qu'il accroche aurouet, le cordier va dévider le chanvre tout en reculant le long del'aire qui peut mesurer jusqu'à cent mètres, tandis que le tourneurfait mouvoir la roue. Cela a pour effet de produire un fil tordu surlui-même soutenu de près en près par des rateliers (sorte de râteau). Tout l'art du cordier consiste à dévider le chanvre le plus régulièrement possible.
La dernière étape consiste à réunir les fils et à les tordreensemble pour faire des cordes. Ce travail peut s'effectuer sur lerouet pour les petits diamètres ; pour les tailles plus importantes, onutilise un chariot. Le principe, qui est toujours le même, consiste àréunir plusieurs fils, par torsion, pour produire un toron, puisplusieurs torons pour obtenir une corde. La corde terminée est enduited'une solution de colle et d'eau.
Les connaisseurs savent distinguer les parfums des fleurs de tilleulde différentes provenances. La substance produisant cette senteur, le famésol,fut découverte à Zürich en 1923, par Leopold Ruzicka, prix nobel de laChimie en 1939, connu pour ses nombreuses découvertes et synthèses demolécules organiques. Depuis, le famésol occupe une place importantedans la parfumerie. Pour ce faire, on traite à l'éther de pétrole les fleurs séchées. Les concrètes obtenues sont vert foncé et ont une odeur herbacée de foin sec. Les absolues, quant à elles, sont visqueuses et verdâtres.
Les tilleuls ont des feuilles en forme de cœur... la mythologie en a fait un symbole d'amour et de fidélité.
Lors des célébrations, le tilleul devenait le centre desfestivités : les villageois le décoraient et dansaient autour de sontronc à l'occasion d'un mariage. En effet, les jeunes mariés venaientdanser à l'intérieur de l'octogone ou sur les pistes de bois et sesouhaitaient bonheur et amour. Un autre festivité voulait que l'on fêtele printemps et la nature au mois de mai autour de ces arbres (vivantsou abattus pour l'occasion) sur la place du village. Ces arbres étaitappelés des « mais ». En France, l'usage de ces mais a évolué pour se transformer en Arbre de la Liberté pour les sans-culottes.
Une grande partie des 60 000 arbres plantés dans chaque commune deFrance en 1792 furent des tilleuls. Ainsi, cet arbre fut érigé en arbrecivique, arbre symbole de la liberté, symbole qui fut repris lors dubicentenaire de la Révolution française. En effet, en 1989, le tilleula officiellement été choisi en France pour commémorer la Révolution de1789.
Vieil arbre creux, les émousses de tilleul étaient des caches utilisées par les Chouans pour échapper soit aux gabelous soit aux soldats républicains pendant la Révolution française.
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